Muir Wall Yosemite

20 avril 2016

L'artif c'est pas dur mais faut pas tomber‏.

Auteur: Fab.

J-44 ! Ca y est, le voyage au Yosemite approche ! C’est votre cadeau de mes 40 ans, et je vais donc vous en dire un peu plus sur ce que c’est.

Pour ceux qui se rappellent, j'y suis déjà allé avec Sergio il y a 18 ans. Et oui c'était avant les enfants, avant Kyos, avant le guide, et même avant Vanessa ! El Capitan est une face surplombante sur presque 1000m de haut dans du granit compact et en plein cœur du Parc National du Yosemite. Une semaine sans pouvoir poser le pied sur une marche, à se hisser mètre par mètre par tous les moyens, à dormir pendu dans le vide et à se dire souvent "mais bordel qu'est-ce que je fous là !" Bref, une aventure un peu crazy dans un monde vertical !

La vie étant pleine d'autres aventures, c'était pas l'envie qui manquait mais je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner. Pas de regret, je m'étais fait une raison. Mais c'était sans compter sur Vanessa :)

Du coup, ça y est ! Les billets d'avion sont pris : on part à deux cordées : Sergio avec son client Stzani et Chapi avec moi.

Cette fois nous allons essayer de gravir Muir Wall, une des voies "faciles" d'El Capitan. Pour pimenter le tout, je n'ai plus refait d'artif depuis 18 ans, et j'avoue que ça me met une petite pression ... En plus, Chapi et Sergio ont tenté la même voie il y a deux ans, mais ils ont dû faire demi-tour et ont donc une bonne revanche à prendre !

Bref, c'est pas gagné, mais avant tout promis, même si c'est pas dur on va pas tomber, et surtout on ne va pas oublier de se faire plaisir. Donc un grand merci d'avance. L'aventure a déjà commencé avec les préparatifs et l'entrainement et on va essayer de vous faire partager tout ça par photos et emails.

 

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23 avril 2016

Trouvez l’intrus.

2016-04-23 11

Auteur: chapi.

L’artif n’est pas qu’une question de technique ou d’escalade, c’est aussi le plaisir de faire ses petits achats afin d’avoir tout le matériel nécessaire pour grimper la voie convoitée. Les pionniers de l’artifs ont inventés des tas de petits outils tous plus étonnants les uns que les autres : des rurps, des cam hooks, des peckers, des friends, … et même des bâtons télescopiques pour tricher (c’est pas beau de tricher!). Pour vous donner une idée, voici ci-dessous, la liste de matériel technique que fabien et moi emporterons. Avec 50 litres d'eau, la nourriture pour 7 jours et le matériel de bivouac, je vous laisse imaginer le poids que nous allons hisser sur la voie.

 

Mais les pros de l'artif sont aux Etats-Unis et cette technique d'escalade n'est pas très pratiquée en France. Il est donc assez dificile de dénicher tout ce matériel spécifique dans nos magasins habituels. Heureusement, internet est là pour nous sauvez. Les sacs de hissages ci-dessous viennent tout juste d'être livrés par le poste.

 

Pitons :

  • 10 pitons rasoirs, birds peak
  • 6 pitons à lames fines     
  • 10 pitons épais universels (lost arrows)    
  • 8 pitons cornières
  • 8 pitons cornières coupées
  • 2 marteaux

Coinceurs :  2 jeux (10) de rocks et 2 jeux (5) micros nuts      

Friends

  • 3 jeux de camalot complet jusqu’au au n°3
  • 2 camalot rouges (n°1) en plus
  • 2 camalot (n°2) en plus
  • 3 camalot gris (n°4) en plus
  • 3 camalot n°5 en plus
  • 2 camalot n°2 en plus

Micro friends (alien ou C3) :  1 jeu (5) d’Alien, 2 jeux (5) de C3 et divers micro friends a glissements

Crochets: 1 jeu de sky hook, 2 jeux (8)  de Cam hook  et 1 jeu (8) cooper head      

Divers :

  • 10 plaquettes à goujons 
  • 3 décoinceurs
  • 80 mousquetons libres   
  • 10 dégaines
  • 60 cordelettes ou sangles
  • 3  protèges cordes
  • 2 Poulies de hissage        
  • 1 chaine à dépitonner
  • 1 portaledge avec tente 
  • 1 réchaud suspendu        
  • 1 sace de hissage de 140L            
  • 1 sace de hissage de 40L
  • 1 hamac              
  • 2 Petites radios 
  • 2 chargeurs solaires        
  • 2 cordelettes 6m (7 mm)
  • 1 camelbag        
  • 1 émerillon         
  • 2 carrémats (protection sac)
  • 2 étriers
  • 2 crochets fifi
  • 2 daisy chain
  • 2 jumards                          

Cordes:

  • 2 cordes d’assurage de 60m        
  • 1 corde statique de 100 m            
  • 1 brin de 30/40 m            
  • 1 brin de 30/40 m statique fine   

 

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26 avril 2016

L'absurdité de l'artif‏

Auteur: Fab

L'artif, c'est un peu le comble de l'alpinisme. Le principe c'est de gravir des voies qui seraient extrêmement difficiles, voire impossibles à escalader par manque de prise. Du coup, il faut trouver un moyen d'accrocher ou de coincer quelque chose sur le rocher, et de se hisser dessus le plus haut possible grâce à un étrier (une échelle de sangle) et de mettre un autre point au mieux 1 mètre plus haut, etc.

En escalade, il y a une certaine éthique, on doit grimper de préférence en tête ne pas se pendre sur la corde, ne pas tirer à la dégaine, etc. En artif tout est permis, on peut tirer à toutes les dégaines, planter des pitons, mettre des coinceurs dans des fissures, mettre en crochet sur une réglette, écraser un bout de métal sur le rocher en espérant qu'il adhère, grimper avec les genoux, tirer sur les cordes fixes, etc. malgré tout ça des fois on n'y arrive pas et on utilise un bâton télescopique pour réussir à clipser une dégaine deux mètre plus haut.

En escalade, tu as le plaisir de l'équilibre et du geste, le contact avec le rocher et une certain sensation de liberté. En artif tu ne touches presque pas le rocher, tu es tout le temps pendu à ton baudrier et tu es bien content de ne pas te sentir libre parce que tu as peur de tomber, souvent même quand tu es un mètre au-dessus du dernier point !

En alpinisme, tu as le plaisir d'atteindre un sommet. El Capitan lui n'est même pas un sommet, c'est un plateau avec une forêt !

Bref on comprend que vous pouviez trouver ça un peu absurde, mais si, on arrive quand même à y trouver un plaisir assez grisant :)

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Un programme serré‏

Auteur: Fab.

Muir Wall fait presque 1000m de haut et 33 longueurs. Voilà notre programme :

3 juin : vol pour San Francisco en A380 !

4 juin : achat du matériel manquant, nourriture, eau, vin etc. puis trajet pour le parc du Yosemite

5 juin : préparation du matériel et des sacs. Ca prend un jour complet et faut pas trainer !

6 juin : on hisse les sacs jusqu'à heart ledge et on installe le premier camp.

7 au 13 juin on :  grimpe les 23 longueurs restantes.

14 juin : on redescend et on prend une douche :)

15 juin : on rentre en avion.

ça ne laisse pas beaucoup de marge !

On a fait un rapide calcul : 23 longueurs d'environ 40m en 7 jours ça fait plus de 3 longueurs par jour. Sachant que celui grimpe en tête met en moyenne 3 heures par longueur, qu'il faut au moins 1 heure pour déséquiper et hisser les sacs, qu'il faut au moins 1 heure pour installer et aussi pour désinstaller chaque camp. Bref, à moins de grimper de nuit, pas facile de faire plus de 3 longueurs par jour ! Pour faire 4 longueurs par jour, pas le choix, il faut que celui grimpe en tête mette 2 heures au lieu de 3.

C'est pas gagné, surtout que j'ai complètement oublié toutes les techniques d'artif ... comment on prépare un relais, comment on hisse les sacs, comment on remonte les cordes fixes, comment on installe un portal edge, etc.

Du coup à défaut d'entrainement, j'ai regardé des tutoriaux sur Internet. C'est hyper bien fait et petit à petit avec Chapi on commence à se remettre dans le bain. Ils donnent plein d'excellents conseils sur comment être plus efficace dans les manipulation de corde. Bref, après on a vraiment l'impression qu'on va arriver à grimper plus vite.

D'ailleurs, on s'appelle régulièrement avec Chapi pour échanger sur le dernier friend qu'on vient de s'acheter on la dernière manip qu'on a vu sur Internet. Exemple de conversation :

- Fabien : "Ca va ? T'as fait quoi ce weekend ?"

- Chapi : "J'avais quelques heures à tuer, du coup je suis allé faire un peu d'artif dans une falaise derrière chez moi pour tester les derniers trucs de progression rapide"

Dans ma tête, je me dit le salaud il s'entraine sans moi ...

- Fabien : "Ah super ! tu étais avec qui ?"

- Chapi : " Tout seul, j'ai trouvé un endroit surplombant et je pensais ouvrir une voie mais en haut j'ai trouvé un piton dans une fissure, preuve que quelqu'un était déjà passé ..."

De dieu, il est vraiment motivé, d'aller ouvrir une voie en artif tout seul, le truc qui ne me viendrait jamais à l'idée... je suis vraiment un petit joueur, lui au moins il se donne les moyens ...

- Fabien : "Wow, chapi, chapeau ! tu m'impressionnes. Et alors c'était dur ?"

- Chapi : "Non pas trop, mais je me suis fait quelques grosses frayeurs, et je te le dis ça va pas être facile de faire 4 longueurs par jour !"

- Fabien : "Mais non ça va aller, faut mettre 2 heures par longueur, tu as mis combien de temps dans la longueur hier ?

- Chapi : "2 heures et demi"

- Fabien : "tu vois deux heures et demi en solo, c'est déjà bien !"

- Chapi : "Oui sauf que ça faisait 15m de haut !"

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Les petits moments en Artif.

Auteur: Chapi.

L’artif, c’est un petit moment de solitude quand ton compagnon de cordée répond « Non, non, je t’assure, y a plus de piton ! »

L’artif, c’est un petit moment de panique quand tu tentes frénétiquement d’agripper le rocher alors que ton dernier piton est en train de lâcher sous ton nez…

L’artif, c’est un petit moment de joie quand tu viens de te donner un coup de marteau sur le pouce en plantant un piton…

L’artif, c’est un petit moment d’intimité quand tu fais gros popo dans un sac en papier, pendu dans ton baudrier, alors que ton camarade de cordée tient le PQ…

L’artif, c’est un petit moment de bonheur quand, à l’aube, dans ton duvet tout chaud, tu observes les hirondelles faire les folles le long de la paroi…

L’artif, c’est un petit moment de délice culinaire quand tu dégustes une soupe japonaise lyophilisée comme un plat de chef étoilé...   

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01 mai 2016

Poudreuse de rêve!

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TOUTES LES PHOTOS

Fab, Vincent et moi décidons d’aller faire une petite visite au Val d’Orco pour réviser nos bases d’Artif, avant le voyage au Yosemite. Bien que Vincent n’habite pas à côté de chez nous, il a le courage de faire plusieurs heures de route malgré une météo très incertaine afin de passer le week-end avec nous. Malheureusement, en entrant dans la vallée, les incertitudes se confirment : il pleut et notre guide n’a même pas prévu de plan B ! Je me plonge alors dans le topo pour trouver une voie bien surplombante afin d’éviter la douche au maximum.

Après avoir trouvé l’accès du parking (qui est dans une trouée en plein milieu d’un long tunnel), nous commençons à monter en direction d’El Caporal avec nos gros sacs de matériel ; ambiance Artif jusqu’au bout ! Les locaux ont nommé les falaises de la vallée en référence à El Capitan. Même si les dimensions des parois sont beaucoup plus modestes, il est vrai que le granit de la vallée d’Orco a quelques ressemblances avec celui du Yosemite. C’est donc le spot idéal pour se faire les bras avant Juin.

Après avoir rapidement tiré à la courte paille (j’étais le seul à jouer), je me lance dans la première longueur. Le départ est mal commode : un petit mur coiffé d’un toit où il faut se lever pour basculer à la droite sur une plate-forme légèrement déversante. Alourdi par le poids du matériel (pour une fois ce n’est pas ma graisse qui me retient au sol), j’ai beaucoup de peine à lever et Fab finit par me pousser au cul afin de me laisser le temps de placer un gros friend no 4 dans une fissure. Bref, une entrée en matière peu glorieuse ! La suite est moins raide, mais je reste tendu jusqu’à ce que je sois suffisamment protéger pour éviter le retour au sol en cas de chute. Petit à petit, j’avance pour atteindre une fissure en ascendance à gauche sous un grand toit. C’est une longueur en 6c. En principe, je devrais donc pouvoir avancer en libre, mais le poids du matériel rend cette tâche très difficile. Et puis là n’est pas l’objectif. Il faut se remettre dans le bain de l’Artif : choisir le bon friend, le placer correctement, se tirer dessus et surtout réapprendre gérer tout le matériel correctement pour éviter les emmêlages de cordes, daisys, et étriers. A cause du manque de confiance, j’ai tendance à surprotéger dans cette section, et inévitable je finis par manquer de matériel. Je me ressaisis sur la fin et atteins finalement le relai en deux heures en alternant les pas d’Artif avec quelques pas de libre. Cool, c’est un chrono correct. J’installe un vrai relai d’Artif : large et à quatre points pour pouvoir hisser le sac et étaler le matériel facilement.  

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Fab me rejoins en grimpant sur la corde statique, pendant que Vincent monte sur la corde d’assurage pour déséquiper. Ayant pris soin d’avaler la corde d’assurage au préalable, Fab peut commencer à grimper en tête dès son arrivée au relai. Il commence dans une fissure profonde et large, peu pratique à équiper car elle n’est pas assez large pour se glisser dedans. Voici près de 20 ans que Fab n’a pas fait d’Artif. A sa place, je serais mort trouille de devoir tirer sur des friends douteux, mais pas lui. Quelle niaque ! Il grimpe la deuxième longueur en quelques minutes (une micro-longueur de 6a) puis enchaine sur une grande traversée ascendante à gauche sous un toit ; une longueur cotée 7b en libre. Il profite d’une bonne série de pitons déjà en place pour progresser et atteint le relai également en à peu près deux heures. Je profite de ce temps d’attente pour papoter avec Vincent. C’est l’avantage d’être à trois en Artif, sinon, il faut s’occuper seul pendant que le copain grimpe en tête. Lors de mon passage au Yosemite en 2013, j’avais autant progressé au Sudoku qu’en Artif...

A mon tour de monter sur la corde fixe. Un petit inconvénient, je dois faire un bon pendule à gauche pour me mettre dans l’axe de progression. Vincent me mouline au demi-cabestan pour faciliter le placement, puis je me retrouve plein gaz sous un gros surplomb. Flute, la remontée sur corde va être plus physique. Mais je n’ai pas à me plaindre. Vincent va passablement « transpirer » pour déséquiper cette deuxième longueur. D’une part ce n’est jamais facile de déséquiper en traversée, mais en plus, sur mes conseils, Fab a mis de grandes cravates sur les points. Une mauvais idée au final, car Vincent se retrouve à chaque fois loin du point à retirer. Il invente même le Dry Tooling « avec marteau » pour se rapprocher du matériel.

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Pendant que Vincent se bat, je commence à grimper la longueur suivante. C’est une fissure assez directe et probablement très facile en libre (max 5c/6a). J’en profite pour faire du « top stepping », qui consiste à se placer sur le dernier échelon de l’étrier le plus haut (on se retrouve alors en équilibre sur un pied au niveau du dernier point) puis à poser le point suivant le plus haut possible pour répéter la même opération. Au bout d’un dizaine de mètres, j’atteins un relai intermédiaire sous une fissure verticale. Vincent n’a pas encore finit de se battre dans la longueur précédente. Je suis un peu à court de matériel. Fab décide de me rejoindre en attendant, car le relai où il se trouve est sous la pluie. Au passage, il ramasse le matériel que j’ai installé. Vincent commence seulement à sortir du grand toit. Le pauvre, il a bien donné dans cette longueur. Déséquiper en Artif est une tâche très ingrate ! Merci à lui de nous avoir épargné cette besogne pour aujourd’hui. Fab en profite pour grimper la fissure verticale au-dessus de nous. Vincent vient tout juste de me rejoindre quand Fab installe un autre relai une petite dizaine de mètres au-dessus de notre relai intermédiaire. Il est 17h. La pluie s’est transformée en neige fondue. Il est temps de redescendre.

En route vers l’hôtel (oui, nous sommes des petits joueurs, nous n’avons pas voulu dormir sur la voie avec le portaledge !), les petits flocons de la fin d’après-midi se transforment en pancakes. Incroyable! La vallée blanchie à vue d’œil. Après une bonne douche, nous allons à pizzéria du village où nous dégustons un excellent repas bien arrosé. Le patron, qui nous a repérés, nous montre un autre client un peu bedonnant, qui est en fait, Valerio Bertoglio, un pionnier des records d’ascension éclairs des années 90 (4h 16' 26" pour l’aller-retour au Cervin !). Nous finissons la soirée en visionnant sur Youtube les exploits de Valerio en ski alpinisme et sur le Cervin. Chapeau le gars !

Le lendemain au réveil, il y a 20 cm de poudreuse sur la voiture. Nous retournons sur notre voie en espérant que la paroi ne soit pas trop humide, mais l’eau suinte de partout. On décide de rentrer. Je me désigne volontaire pour remonter sur notre corde fixe, laissée la veille, et redescendre en rappel. Au moins, ça fait les bras… 

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23 mai 2016

« Coude » dur !

« Coude » du sort, depuis plusieurs semaines, Fabien se plaint d’une douleur au coude. Excès de « coude » du Rhône  ou de squash, difficile de trancher, mais le résultat est que Fab a stoppé toute activée sportive alors que nous étions au coude à coude dans notre entrainement escalade. Maintenant il cherche désespérément un médecin pour lui fournir un peu d’huile de coude. Je lui ai même proposé de reporter notre voyage au Yosemite, car je ne voulais pas avoir l’air de lui tordre le coude. Mais il m’a répondu d’un coup de coude en disant qu’il gardait espoir. Il semble garder un coup sous le coude. Je me demande s’il ne se met pas le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Enfin, si on part, on pourra toujours se serrer les coudes, et si on sort, lever le coude pour célébrer notre « coude »  maitre.   

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25 mai 2016

Une arrivée sous la pluie ?

meteo a 14 du 25 mai

Même, si on le sait bien, « la météo est une science exacte que les météorologues ne connaissent pas » (*), le départ pour le Yosemite approche, et il est temps de commencer à surveiller la météo. Je sais, on dit aussi dans le milieu de la montagne « A trop regarder la météo, on finit au bistrot », mais je ne m’inquiète pas, car vu l’état du coude de fabien il y a peu de chances que l’on finisse au bar pour lever le coude (s’il arrive à le lever autant grimper non ?). Bref, selon les prévisions à 14 jours, il semble que nous ayons une chance d’échapper aux températures négatives, mais la pluie reste en embuscade. Espérons que la situation tourne en notre faveur…

 

(*) cette petite blague n'est pas de moi, voir http://www.montania-sport.fr/2016/05/escalade-voie-freerider-a-el-capitan/ 

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Dites 33 !

Topo

“33”, c’est le nombre de longueurs d’artif que nous allons devoir gravir sur la voie du Muir Wall. Sommes-nous des malades, comme certains le pensent dans notre entourage ? A priori, non. Beaucoup d’autres avant nous ont déjà réussi à venir à bout de cette impressionnante paroi d’El Cap, voir même en libre comme Lynn Hill, mais pour moi, restons honnête, c’est une grande aventure en perspective dont je ne connais pas l’issue... Je me rassure en me disant que je me sens mieux préparé que lors de notre tentative en 2013 et doublement plus motivé à l’idée de grimper avec mon ami Fabien. Je vous laisse pour méditer une copie du topo de la voie (je ne trahis aucun droit d’auteur, il est déjà en libre accès sur le site web de SuperTopo).   

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02 juin 2016

H -24

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Derniers préparatifs avant le départ, je refais le compte du matériel avant de mettre le tout dans les sacs de hissage. Les deux sacs de soute sont proches de la limite maximum (32 Kg) au-delà de laquelle la compagnie refuse de les transporter. Merci à Philippe qui m'a prêté son sac de 60L. J'avais prévu un sac de 140L et un petit de 40L, mais j'ai vite compris lors de la préparation que ce dernier sac serait trop petit pour le voyage. 

L'avion décolle le 3 juin à 11h50 depuis Genève. Après une escalade à Londres, nous devrions arriver à San Francisco le 3 juin à 17h00. Sergio et Tony arriverons un peu après, le temps pour Fab et moi de récupérer la voiture à la location. Le planning des prochains jours est le suivant :

4 juin : Faire les courses sur la route vers le Yosemite et commencer la préparation des sacs dès notre arrivée. Nous dormons à Curry Camp

5 juin : Une journée totalement dédiée à la préparation du matos et un éventuel 1er portage jusqu’au pied de la voie. Nuit à Curry Camp.

6 juin : La journée de l’enfer! Remontée sur cordes fixes et hissage puis grimpe de L11 pour une nuit à Mammouth terrasse !

 

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03 juin 2016

C'est le départ






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04 juin 2016

Humour de grimpeurs

Sergio et Tony ont pris un autre vol que Fab et moi. Histoire de se synchroniser à l'arrivée pour récupérer la voiture et foncer vers le Yosemite, Sergio envoie un SMS à Fab pour savoir à quelle heure nous arrivons à San Francisco. Fab lui répond "17h00". Et Sergio ajoute "On arrive à 16h30, on fera le première longueur!"

Sinon, le vol était tellement plein que Fab et et moi n'avons pas pu avoir de place l'un à côté de l'autre. On aurait bien tenté le coup des jeunes mariés qui font leur voyage de noces pour forcer l'équipage à nous trouver une solution (ce ne serait pas la première fois qu'on nous prend pour un couple), mais non cette fois nous l'avons joué honnête. En plus, qui sait, avec les 7 jours à venir de grande promiscuité en paroi, ce temps de tranquillité relative sera peut être notre salue: "passe moi le papier!" (petit message crypté pour Lorraine comprendra ;-)



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Présentation de la dream team

Nous voici, les quatre prétendants à grimper El Captipan. Fab, Sergio, Tony et moi (chapi).
Nous sommes en route pour le Yosemite après avoir fait les courses sur la route. Notre plus gros souci pour le moment est de récupérer nos sacs qui sont restés à Londres hier. A priori on peut les avoir ce soir.

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05 juin 2016

Première vue global de la voie

Les cordes fixes dans le socle de la paroi semblent en place. Personne n'est dans notre voie. Une cordée grimpe dans le nose, une autre dans le free Blast. Notre petit groupe est tout existé! 

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Des nouvelles du front.

Enfin, nous réussissons à trouver une personne qui peut nous aider à l'aéroport. Nous avons récupéré deux sacs (les affaires de fab et le matos technique), mais il nous manque le gros sac de hissage (essentiel pour hisser l'eau), le portaledge (indispensable pour dormir) et nos deux duvets. Nous avons encore un espoir de le voir arriver avec l'avion de 14h00 ce jour. Suspense...

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06 juin 2016

Le grain de sable

Nous n'avons pas encore commencé la voie que nous devons déjà faire face à des difficultés. Tous nos bagages ont été perdus entre Genève et San Francisco. Ça fait déjà 2 jours qu'on attend et à chaque appel au call center de British Airways on nous dit qqchose de différents. Dans le pays de Facebook, Google, Apple ils sont pas foutus de tracer 3 bagages ! En plus dans la vallée du Yosemite, le wifi ne marche pas, la 3G non plus, et même le reseau mobile. Les Rangers doivent avoir peur que les ondes existent les ours, par contre ça exite bien les touristes... Du coup on a décidé de retourner à l'aéroport pour essayer d'en savoir plus et d'avoir une chance de les récupérer au plus vite. Si on n'arrive pas à en récupérer une bonne partie aujourd'hui, nous allons devoir changer d'objectif ou être très efficace dans la voie... Sinon Sergio a plein de bons conseils à posteriori, du genre, "faut toujours avoir trois heures de transit entre deux vols" ou "par turkisch airline, y a v de surtaxe jusqu'à 64kg". Bref, on s'inquiète un peu, mais chacun garde espoir, on est bien au pays où tout est possible non?





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Choosing the right water type

Aux Etats-Unis, faut faire gaffe quand tu fais tes courses car ils ne rangent pas forcément les articles par les mêmes types de catégories qu'en Europe. Au lieu d'avoir un rayon boissons, un rayon bricolage, etc. Ils ont un rayon "eau". Résultat au lieu de prendre de la spring water on s'est retrouvé avec de la distilled water. Ca tombe bien vu qu'avec mon coude je grimpe comme un fer à repasser.

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07 juin 2016

Objectif du jour atteint!

Après cette journée de hissage éprouvante, il nous reste maintenant à grimper! 
La bonne surprise est fab n'a pas trop mal au coude.



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Ça hisse!

Enfin c'est le départ dans la voie. Hissage physique aujourd'hui...



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08 juin 2016

Au lit!

4 longueurs, dont une bien penible et un vol pour fab. Mais tout va bien. Pour nous. Sergio et Tony ont souffert aujourd'hui.



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